Marie Canova

Après trois années de licence qui sont pour elle l’occasion de toucher à beaucoup de pratiques (sculpture, photographie, dessin, installation), Marie Canova se spécialise peu à peu dans une expérimentation figurative et conceptuelle du dessin.

Fraîchement diplômée d’un master de Recherche en Arts Plastiques qu’elle valide à Strasbourg, elle se lance en septembre 2015 dans la critique d’Art, sans abandonner pour autant sa pratique artistique : « pour moi, le dessin n’est pas une pratique qui se vit coupée du monde extérieur. Au contraire, il est peut-être l’occasion d’un élargissement de ma manière de voir, de vivre et de raconter le monde, à moi-même et aux autres. Dessiner, c’est avant tout être curieux, et vouloir partager cette curiosité… ».

Aujourd’hui, Marie Canova cherche toujours son propre langage, pour exprimer au mieux cette rencontre avec soi-même et les autres. Elle se dirige ainsi de plus en plus vers le roman graphique et de la bande dessinée – autant d’occasions, sans doute, de travailler en collaboration avec des auteurs ou d’autres illustrateurs. Mais son dessin a aussi besoin d’occuper l’espace – non pas uniquement celui de la feuille, mais aussi celui des murs. C’est pourquoi sa pratique ne se limite pas à un format, ni même à un support strict.

Nous retrouverons tout de même deux outils récurrents : le papier calque et la feuille de bois. Le premier permet un travail de superposition qui se joue des opacités et des transparences, lorsque le dernier montre des bas-reliefs discrets. Autant d’outils pour raconter des individus qui se cherchent et se perdent, comme pour mieux vivre des rencontres improbables.

Marie Canova, Minautore, roman graphique en cours de création. Crayon, feutre, marqueur et scotch sur feuille de bois, 30 x 30 cm